It’s like a death becomes musical

J’étais parti au Pérou dans l’optique de me venger de Monsieur Salvador, ce fils de pute de professeur d’espagnol qui avait baptisé mon carnet de correspondance en 4ème. Mais je me suis vite aperçu que j’aurais mieux fait de l’écouter, au lieu de dessiner des bites sur les tables au fond de la classe, près du radiateur. 

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Bienvenue en Amérique du Sud, dans ce doux pays où le piéton ne vaut rien.
Disons qu’il est juste au-dessus du liquide noirâtre qui sort d’une poubelle.

Plus précisément, bienvenue au Pérou, ce petit bout de paradis où l’on frôle la mort tous les quatre matins :

– Il y a les décharges électriques dans les salles de bains et des balcons fissurés qui ne passeront certainement pas la fin de l’année.
Les péruviens construisent des bâtiments à la chaîne sans trop faire attention aux normes de sécurité.

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– Il y a les chauffeurs de bus qui doublent dans les virages en touchant la croix du Christ accrochée à leur rétroviseur.
C’est rock n’ roll, ça fait marrer les gosses mais j’ai pas envie de mourir.

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– Il y a la signalisation péruvienne : on se rend compte que l’autoroute passe de 2 à 1 voie lorsqu’on s’est emplafonné le terre-plein central.
J’ai vite compris pourquoi j’ai vu un chauffeur de taxi faire le signe de croix à la fin d’une dure journée de travail.

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– Il y a les tremblements de terre.
En 1970, celui de Huaraz fit 70 000 morts et rasa la petite ville de Yungay suite à une énorme coulée de boue produite par le séisme.

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– Il y a le mal des montagnes.
Dans cette partie du globe (la cordillère des Andes, NDLR), il n’est pas rare de faire des randonnées à plus de 5 000 mètres d’altitude. Ainsi, chaque année, de nombreux touristes se retrouvent à l’hôpital suite à un manque d’oxygène qui génère un arrêt cardiaque.

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– Il y a les chiens errants qui peuvent te refiler la rage.
Ces sales bêtes peuvent être agressives et te mordre sans raison apparente. J’en ai fait les frais mais j’ai miraculeusement survécu. Voici ma blessure de guerre.

pingouin
– Il y a ces musiques espagnoles dont 100 % des textes contiennent les mots « mi corazón ».
Ok, ça peut pas te tuer mais, franchement…

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À noter également que la pauvreté du pays limite considérablement ses capacités énergétiques. Ainsi, même avec des températures ne dépassant pas les 5 degrés pendant la nuit, les logements péruviens ne sont que très rarement équipés de chauffages. 
Du coup, j’avais un plaid tout le temps sur le dos. Je l’ai appelé coupable.
Ahah on rigole bien.

Bref, après avoir passé 2 ans et demi dans des pays anglophones, mon espagnol ressemblait à une espèce d’anglospanish terrifiant. Le genre de truc qui fait peur aux gosses dans la rue. Le genre de truc qui fait que tu peux te faire baiser assez facilement.

poncho


L I M A

J’ai commencé mon voyage en arrivant à Lima, dans le quartier de Miraflores. Avec Barranco et San Isidro, ce sont les trois secteurs les plus prisés de la capitale péruvienne. Miraflores est donc un district chic de Lima, même s’il me faisait penser à un quartier pauvre de Paris. 
Je ne peux pas dire que ce soit une ville très agréable à visiter. La capitale se retrouve coincée entre l’océan Pacifique sur la côte Ouest et la cordillère des Andes, à l’Est. En arrivant en avion, on peut apercevoir la chaîne de montagnes qui bloque l’épaisse couche de nuages. Par conséquent, Lima est très humide et il n’y fait que rarement beau temps.
Et, concrètement, à part deux ou trois restaurants pas dégueulasses, y a vraiment pas grand chose à y foutre. 

café

La première ville du Pérou ne dispose que d’une seule ligne de métro et d’une seule ligne de bus qui a sa propre voie. Il faut ajouter à cela environ autant d’habitants que Paris et sa banlieue, une absence totale de respect du code de la route et on se retrouve alors dans un sacré bordel.
Tu vois lorsque le périph est embouteillé à la suite d’un accident et que tu perds un temps fou à rentrer chez toi ? Eh bien, à Lima, ce n’est pas 1 mais 3 accidents consécutifs qui bloquent toute la circulation. 
Y a pas à dire, en tant que Parisien, j’ai trouvé mes maîtres.


H U A R A Z

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Parque nacional Huascarán – Laguna Parón

Rapidement, j’ai pris un billet de bus pour rejoindre la ville de Huaraz, proche du parc national de Huascarán.
Rasée par un tremblement de terre en 1970, Huaraz n’a pas grand intérêt non plus. La plupart des randonneurs s’y donnent rendez-vous pour visiter la cordillera Blanca.

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Parque nacional Huascarán
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Parque nacional Huascarán
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Parque nacional Huascarán – Laguna 69

Je te conseille tout de même d’aller au marché en centre-ville. Je ne sais pas si tu es friand de fruits et légumes (abordables et pas dégueu), mais tu y croiseras des cochons d’Inde le ventre ouvert avec les abats resplendissants. En sortant de ce petit bout de paradis, et avec un peu de chance, tu verras aussi une tête de cheval couverte de mouches dans les poubelles (ou une tête de veau hein, selon le menu du jour).


C U Z C O

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Machu Picchu

J’ai donc passé la plus grosse partie de mon voyage dans la ville de Cuzco, dont le détour était indispensable pour visiter le fameux Machu Picchu (du quechua machu : vieille, et pikchu : montagne, sommet).
D’ailleurs, tu noteras que la montagne forme le visage d’une personne âgée : imagine que le pic de gauche est le menton et le pic de droite est le nez.

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Machu Picchu

Si les ruines incas sont si impressionnantes et pleines de mystère, c’est en grande partie dû au fait que leurs pierres sont taillées dans des angles bien précis, si bien qu’on ne peut pas passer une feuille de papier entre les différents blocs. 
Enfin, aujourd’hui, je pense que même une rame de 500 feuilles pourrait passer mais, à l’époque, c’était pas d’la merde. 

coiffeurÀ Cuzco, il y a une célèbre pierre à 12 angles encastrée dans un mur, en face d’un autre mur construit par les conquistadors qui ont essayé d’imiter les Incas. Les génocidaires ne seront jamais parvenus à les égaler. Les péruviens parlent alors du « mur des Incas » et, en face, du « mur des IncaPables ».
Ouais, j’ai trouvé cette vanne géniale.

Si les célèbres ruines incas du Machu Picchu sont à la hauteur de leur réputation, les autres attraits touristiques de la région de Cuzco ne sont pas en reste :

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Vinicunca
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Vinicunca
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Vinicunca – Valle Rojo
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Vinicunca – Montaña de Siete Colores
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Vinicunca
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Vinicunca
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Vinicunca – Valle Rojo
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Valle Sagrado de los Incas – Moray
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Salcantay
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Salcantay – Laguna Humantay
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Salcantay – Laguna Humantay

En ce qui concerne la commune intrinsèque, la 3e ville péruvienne (derrière Lima et Arequipa) est plus agréable à vivre que la capitale ou Huaraz. Cependant, à la longue, elle devient vite oppressante. Déjà, parce qu’avec ma gueule d’Européen, les caille-ras du tier-quar me proposent tout le temps de la weed et de la coke. Et quand ce ne sont pas les hommes, ce sont les femmes qui proposent des massages. 
Ça se bouscule tellement au portillon qu’elles tendent un simple panneau tarifaire et ne te regardent même pas : « massache, massache » susurrent-elles d’une voix timide. 
J’ai vu des sardines avec l’oeil plus pétillant et des loukoums plus charismatiques.

Dans l’ancienne cité inca, on pourra tout de même dénicher quelques bons restaurants, galeries d’art et musées dans le quartier historique, du côté de la Plaza de Armas.
les bonnes adresses de snob_plan de travail 1

L A    B o ‘ M    €€

www.labohemecusco.com

Carmen Alto 283 – San Blas, Cuzco
Français
Crêperie et autres recettes françaises à prix corrects, bières belges (que des produits locaux, même la bière est brassée au Pérou).

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L E    B U F F E T    F R A N C É S    €€

facebook.com/lebuffetfrances/

Atoqsayk’uchi 616 – San Blas, Cuzco
Français
Raclette et autres recettes françaises à prix corrects, bières belges (que des produits locaux, même le fromage à raclette vient du Pérou).

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C E V I C H E    S E A F O O D    K I T C H E N   €€

www.cevicheseafoodkitchen.com

Portal de Panes 181 – Plaza de Armas, Cuzco
Péruvien
Spécialiste en ceviches (plat traditionnel péruvien à base de poisson cru dans une sauce citronnée).


A M A Z O N I A    :    P U E R T O    M A L D O N A D O

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Puerto Maldonado

Et puisque le Pérou est recouvert par la forêt amazonienne sur plus de la moitié de son territoire et que je rêvais de la visiter depuis très jeune (je pense que ça m’est venu après avoir lu l’une des Aventures de Tintin : L’Oreille cassée), j’en ai profité pour y passer 3 jours inoubliables. 
Je ne savais pas si j’allais croiser des Arumbayas mais, ce qui était sûr, c’est que j’allais faire deux ou trois rencontres dont je me serais bien passé.

Je recommencerais l’expérience sans hésiter mais la ville de Puerto Maldonado n’est pas au fin fond de l’Amazonie. Beaucoup de terres ont été transformées en fermes par l’activité humaine. Ainsi, ce qui reste de la forêt primaire abrite encore quelques espèces endémiques (tels que des singes, des caïmans, des perroquets ou encore une bonne dose d’insectes et d’arachnides de taille impressionnante), mais la plupart des animaux sont partis depuis longtemps rejoindre les abysses de cette forêt enchantée.
Bon, « enchantée » avec des tarentules de la taille de ma main, hein, mais bon.

Ce petit goût de « pas assez » m’oblige à prendre rendez-vous un jour ou l’autre, en pleine forêt cette-fois, que ce soit au Brésil, en Guyane ou en Bolivie, afin d’y passer plus de temps.

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Puerto Maldonado
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Puerto Maldonado
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Puerto Maldonado : Vía Láctea

F O C U S    P H O T O G R A P H Y

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Valle Sagrado de los Incas – Salineras de Maras

#1    P A R L O N S    P H O T O    :   
S E    D É B A R R A S S E R    D E S    P A R A S I T E S    E T    B R I L L E R    E N    S O C I É T É

Dans ce nouveau format, je t’explique comment te débarrasser efficacement des parasites qui nuisent à la lisibilité de tes clichés et comment faire briller tes images. On va parler photographie bien sûr, mais aussi voyage !

T O U J O U R S    D I S P O N I B L E    :


A B O N N E – T O I    !

uncle-sam

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Je me débrouille toujours pour que mes articles soient lisibles en 5 minutes : c’est le temps en moyenne qu’un être humain passe aux toilettes. Coïncidence ?

J’avais pour idée de faire un blog voyage classique afin de donner des conseils. Ça m’a vite fait chier. D’une part, parce que j’en ai rien à battre de t’aider et que, d’autre part, il existe déjà une kyrielle de blogs où tu peux trouver toutes les informations dont tu as besoin. Au croisement d’un blog voyage, lifestyle, bd et photographie, aujourd’hui, l’idée est de raconter mes péripéties à travers le regard d’un parisien snob et asocial qui ne sera certainement pas très ouvert à ta culture. Arme-toi de ton second degré, ça va chier.

2 réflexions sur “It’s like a death becomes musical

  1. C’est toujours un régal de te lire par compte tu devrais dire au mec sur la photo d’arrêter de se mettre En plein sur la photo lol sinon tes photos sont magnifiques et tes péripéties très très drôle , C’est beau c’est drôle ça fait découvrir des lieux vraiment magnifique Ou toi comme moi on sait que j’irai jamais Alors merci bisous

    Aimé par 1 personne

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