They speak with knives

Le premier roi d’Hawaï s’appelait Kalani Paiʻea Wohi o Kaleikini Kealiʻikui Kamehameha o ʻIolani i Kaiwikapu kauʻi Ka Liholiho Kūnuiākea.

Je n’ai absolument aucune idée de ce que ça veut dire mais, dans sa version courte, il s’appelait simplement Kamehameha Ier. Comme moi, tu auras sûrement fait le rapprochement avec la fameuse technique de Tortue Géniale enseignée à Sangoku dans le manga Dragon Ball. Technique avec laquelle son fils Sangohan foutra une branlée à Cell, mais ne nous égarons pas.

Lorsque j’ai débarqué à l’aéroport d’Honolulu, j’avais du mal à imaginer que j’étais dans la première puissance mondiale. La décoration rétro, sa moquette des années 70 et l’absence de Wi-Fi ne m’avaient pas vraiment aidé à m’acclimater.
En arrivant à la porte d’embarquement de ma correspondance pour l’île de Kauai, j’ai tout de suite remarqué que, contrairement au physique des hawaiiennes, les chemises à fleurs n’étaient pas un mythe. À l’aide d’un calcul simple (cachalot + chemise à fleurs = Carlos), j’ai soudain perdu tout espoir de me rincer l’oeil sur l’archipel.


K A U A I

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Huleia National Wildlife Refuge

J’avais pour idée de récupérer rapidement ma bagnole et d’aller me baigner sur une plage paradisiaque mais j’ai dû affronter, en premier lieu, une armée de coqs.
J’en ai croisé un nombre tel que j’ai d’abord pensé que les Hawaiiens les considéraient comme des animaux sacrés, un peu comme les Indiens avec les boeufs ou les Portugais avec la morue. Cependant, j’ai vite déchanté pour deux raisons. La première, c’était le souvenir de tous les KFC que j’avais croisés sur mon chemin et, la deuxième, c’était en en voyant quelques uns pulvérisés sur le bord de la route.
Plus tard, je compris qu’en réalité personne n’en voulait et que, sur les autres îles de l’archipel, un petit mammifère aux dents pointues se donnait un malin plaisir à les exterminer. Il n’y avait donc que sur Kauai que ces bestioles étaient en surpopulation à cause de l’absence de mangoustes.
L’ironie du sort, c’est que ces dernières ont, à la base, été importées pour éliminer les rats. Somme toute, une idée formidable si ces andouilles de colons avaient pris en compte le fait que les rats sont des animaux nocturnes et les mangoustes des animaux diurnes. Les deux espèces ne se sont donc jamais croisées. En revanche, le petit carnivore aura décimé bon nombre d’espèces d’oiseaux endémiques.
Sachant qu’une nouvelle espèce est capable de s’adapter à cet environnement tous les 35 000 ans.
Bravo ! Là, je dis bravo.
Et ce n’est pas que j’aie quelque chose contre les coqs qui sont, par ailleurs, un symbole de mon doux pays natal mais ces ahuris chantaient sans cesse et à tue-tête, pensant que le jour se levait pour un oui ou pour un non.
Une nuit, j’ai tenté d’entrer en communication avec l’un d’entre eux, dans l’ultime but de le raisonner (et de lui faire fermer sa gueule) :

– Bonsoir.
– Cocorico !
– Il ne fait pas encore jour, c’est simplement la pleine lune.
– Cocori…
– C’était le phare d’une bagnole.
– Bon, qu’est-ce que tu veux ?
– Eh bien, je vois que vous avez un problème de démographie sur cette île et je repensais à la phrase de Coluche, à propos de la surpopulation chinoise : « 1 milliard ! Vous ne pensez pas qu’ils sont trop ? Qu’on leur apprenne le bon trou, qu’ils s’encule**, ces gens-là ! »
– Si je peux me permettre, je n’ai pas de bite, mais un cloaque.
– Mais ça c’est qu’un détail ! Ce que je veux dire, c’est qu’avec vous, le débat sur l’avortement est  vite expédié :coqPlan de travail 1
– Pas faux.
– Ben ouais, je sais !

Après avoir risqué ma vie à bord d’un avion à hélice aux Whitsundays, j’ai voulu recommencer l’expérience en hélicoptère, à Hawaï.
Je me suis garé devant une maison qui servait d’accueil pour des tours organisés. Là-bas, on a pris mon nom pour vérifier ma réservation et on m’a pesé pour savoir où me placer dans l’hélicoptère.
À ce moment-là, tu peux être le plus grand gentleman du monde, tu jettes quand même un oeil aux gens qui t’entourent. Le genre de regard pesant qui t’accuse du moindre carré de chocolat que tu n’aurais pas dû ingurgiter, que ce soit ce matin ou il y a une semaine.

Peu de temps après les formalités, un type est entré dans la maison en tenue de pilote, tenant dans sa main un petit hélicoptère en plastique. Il avait une crête poivre et sel sur le crâne (certainement une référence à la faune locale) et un franc-parler inoubliable. Gilet de sauvetage en mains, il nous a montré dans quel sens les attacher. Jusqu’ici, rien d’anormal, mais quand il a expliqué que les seuls attardés qui se trompaient de sens étaient les australiens, j’ai su que c’était quelqu’un de bien.
Un homme qui a comme bouc émissaire le peuple australien ne peut pas être totalement mauvais.

Pour son plaisir personnel, il m’a fait dire « champagne » avec l’accent français. Je me suis exécuté. Il m’a fait recommencer. J’ai réitéré d’une voix suave. À ce moment-là, je ne sais pas trop s’il a eu un orgasme mais il a fait un bruit bizarre :

pilotePlan de travail 1

En plus du pilote, un couple d’américains originaires de Denver qui fêtaient leur anniversaire de mariage m’accompagnaient. Jusqu’ici, la capitale du Colorado me faisait surtout penser à ça :

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Dans le van, en route pour l’héliport, mes 3 covoyageurs se sont mis à chanter une chanson qui parlait d’une licorne. C’était vraisemblablement une comptine pour enfants anglophone que je ne connaissais pas. Me voyant me sentir exclu, le type de Denver fit un signe à sa femme qui s’exclama, pour me remettre dans le bain, « Champagna ! ». On dit « Champagne », connasse. Est-ce que mon pays a gagné la Seconde Guerre mondiale ? Est-ce que mon pays est capable de faire des fromages qui ne servent pas qu’à cuisiner ? Est-ce que mon pays va participer à la Coupe du monde 2018 ? Oui. Alors évite de me confondre avec ces jean-foutre d’Italiens.

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Kauai
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Manawaiopuna Falls (Jurassic Park Falls)
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Waimea Canyon
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Na Pali Coast
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Kauai
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Kauai

Lorsque nous avons survolé l’une des rares parties de l’île habitée, Kelly McDonut* de Denver a quand même trouvé le moyen de demander si l’on pouvait y faire du « shopping ».
*Le nom a été remplacé pour garantir l’anonymat.
Bon, en réalité, je l’ai oublié parce que j’en avais rien à battre.

En général, dans des moments comme ça, j’ai toujours une vanne qui me vient à l’esprit mais je dois reconnaître que, cette fois, je suis resté sans voix. D’une part, parce que je flippais ma race dans l’hélico et que, d’autre part, le silence du pilote en disait déjà assez long comme ça. 

Sur la terre ferme, le spectacle était différent mais n’en était pas moins saisissant :

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Na Pali Coast
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Waimea Canyon
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Waimea Canyon
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Kokeʻe State Park

M A U I

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Somewhere

En avalant les routes de Maui, et plus généralement d’Hawaï, j’avais la sensation d’être dans la partie « campagne » de la map de GTA V. En d’autres termes : des routes immenses, des doubles lignes jaunes, des bikers sans casque et des pick-up que l’on croise sans cesse dans une végétation luxuriante, fleurie de chutes d’eau et de voitures abandonnées.
Hana highway en était un parfait exemple, avec une succession de 600 virages, 54 ponts à une voie et des vues sur l’océan et la côte à couper le souffle.

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Hana Highway / Three Bears Falls

J’étais dans un Airbnb plutôt confortable, coincé au milieu des deux volcans de l’île. Je me disais qu’il serait plus simple de la visiter ainsi.
En allant voir Iao Valley et Mauna Kahalawai, à l’ouest de l’île, j’ai été plutôt déçu par les paysages, si bien que je n’ai même pas pris la peine de dégainer mon appareil photo.
C’est partiellement vrai. Je n’ai pas sorti mon reflex mais j’ai quand même pris le temps de sortir mon téléphone pour capturer quelques petites perles :

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Iao Valley
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Kukaʻemoku

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Si tu as la flemme de lire ou que tu ne parles pas anglais, sache qu’il est inscrit sur cette pancarte que ce gros rocher s’appelle Kukaʻemoku et que c’est la bite du dieu hawaiien des océans.
Les jeux de mots sont ouverts. Le gagnant remporte un slip.

Lorsque que je repris ma voiture pour découvrir le reste de l’île, je me disais qu’Hawaï portait bien son surnom de « rainbow state », comme l’indiquait d’ailleurs le dessin sur ses plaques d’immatriculation, pour le nombre conséquent d’arcs-en-ciel que j’y ai croisés. Un état coloré, à l’image de ses plages :

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Kaihalulu Beach (Red Sand Beach)
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Waiʻanapanapa Beach (Black Sand Beach)
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Waiʻanapanapa Beach (Black Sand Beach)

N’étant pas un inconditionnel de plages paradisiaques, Maui m’avait surtout attiré pour le volcan Haleakala.
Le soir, en revenant de Waiʻanapanapa State Park, je suis passé par la face Sud de l’île, en empruntant Piilani Highway* qui longeait l’extérieur de cette montagne de 3 000 mètres de haut. Sur ma droite, je voyais le volcan nu et brut entouré de petits nuages de basse altitude, éclairé par les derniers rayons de soleil de la journée. Sa teinte brune et austère laissait alors place à un rose orangé qui le rendait progressivement plus avenant. Sur ma gauche, je voyais cet énorme bloc de roche et de végétation rase se prolonger et tomber à pic dans l’océan.
*Route fortement déconseillée (voire interdite) par les compagnies de voitures de location si tu n’as pas loué un 4×4.
Ça tombe bien, j’avais loué une compacte :

compactePlan de travail 1

Bordel.

Il ne me restait plus qu’une journée pour découvrir ce volcan. Hélas, en grimpant au sommet, la météo n’était vraiment pas favorable : un brouillard épais et des vents violents d’environ 90 km/h frappaient le haut de la montagne, si bien qu’il me fut impossible de photographier quoi que ce soit.
Mais comme je suis sympa, je suis allé te chercher une jolie photo sur internet :

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Haleakala

De rien, toujours là pour rendre service. 

Par chance, en redescendant, j’ai pu apercevoir les dernières lueurs du jour entre deux épaisses couches de nuages.

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Haleakala

Ouais, je sais, ça donne envie de se foutre à poil et de courir nu dans l’herbe.

Note qu’à l’entrée du parc, on ne te donnera pas l’état de la météo en haut du volcan mais on te fera quand même payer l’entrée et, surtout, on te filera un flyer sur la protection des nénés. Evidemment, quand que tu ne sais pas de quoi il s’agit, toi, en tant que francophone, t’imagines un truc comme ça :

nenesPlan de travail 1

Hélas, ce n’est qu’une espèce d’oie endémique d’Hawaï. Il doit en rester à peu près 800 à force de se faire, elles aussi, exploser par des pare-buffles de 4×4.

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Le plus drôle reste quand même le verso :

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Oui, nous sommes bien aux États-Unis d’Amérique, première puissance mondiale et infoutue de traduire un flyer de 5 lignes.
Si quelqu’un possède la traduction en espagnol, je suis preneur.

Qu’à cela ne tienne pour Haleakala, je me vengerai avec Mauna Kea sur l’île de Big Island.


B I G    I S L A N D

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Somewhere

H A W A I I    V O L C A N O E S    N A T I O N A L    P A R K

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’île de Big Island* regorgeait de paysages insoupçonnés. Les premiers d’entre eux que je suis allé découvrir se situaient dans le Hawaii Volcanoes National Park. C’était un immense parc désertique dans lequel il était possible d’observer de la lave couler sur des volcans toujours en activité.
*Appelée également « Hawaii » mais surnommée ainsi pour éviter la confusion avec le nom de l’état entier et, plus simplement, parce que c’est la plus grande île de l’archipel.

De la lave séchée à perte de vue où seul le brouillard laissait progressivement un espoir d’apercevoir une autre âme qui vive. Les quelques rares pousses de verdure indiquaient une nature timide qui reprenait ses droits peu à peu. En somme, un paysage lunaire et morbide qui n’était pas sans déplaire à mon objectif.
La série de photos qui suit est en couleur :

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Hawaii Volcanoes National Park / Mauna Loa
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Hawaii Volcanoes National Park / Mauna Loa
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Hawaii Volcanoes National Park / Mauna Loa
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Hawaii Volcanoes National Park / Kilauea
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Hawaii Volcanoes National Park / Kilauea
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Hawaii Volcanoes National Park / Kilauea
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Rainbow Falls

P U N A L U ‘ U    B E A C H

Si j’avais d’ores et déjà vu une plage de sable noir sur l’île de Maui, dont les contrastes entre les différents mélanges de vert, noir et bleu étaient spectaculaires, cette fois-ci, j’étais surtout venu à Punalu’u Beach pour observer les tortues.

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Punaluʻu Beach (Black Sand Beach)

Le peu que j’ai pu croiser sur cette plage barbotaient encore dans l’eau autour des rochers. Hélas, il y avait déjà un nombre considérable de touristes autour de ces reptiles qui n’hésitaient pas à les toucher, les porter et prendre à peu près 50 selfies par personne avec elles. Il était pourtant stipulé sur des panneaux répartis sur toute la plage de ne pas les approcher à moins de 5 mètres.
En marchant un peu plus loin, afin d’éviter l’amas de gueux, je suis parvenu à en apercevoir quelques unes isolées.

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Hawaiian turtles
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Hawaiian turtle

J’ai donc entamé une discussion avec l’une d’entre elles pour l’avertir du danger qui la guettait :

– Bonjour !
– Ta gueule.
– Je fais un pas vers toi, fais un pas vers moi…
– Tu vas prendre ton appareil photo et te le ranger dans le cul.
Bon, déjà, elle voyait une ouverture, on était sur la bonne voie.
– J’essaie juste de comprendre pourquoi tu restes seule, ici.
– Ah, ça… Eh bien, la solitude implique que, bien que seule, je sois avec quelqu’un (c’est-à-dire moi-même). Elle signifie que je suis deux en un, alors que l’isolement ainsi que l’esseulement ne connaissent pas cette forme de schisme, cette dichotomie intérieure dans laquelle je peux me poser des questions et recevoir une réponse.
– Euh…
– Ce vivre-avec-moi est davantage que le conscient, davantage que la connaissance directe de moi-même qui m’accompagne dans tout ce que je fais et dans tout ce que j’affirme être. Etre avec moi-même et juger par moi-même s’articulent et s’actualisent dans les processus de pensée, et chaque processus de pensée est une activité au cours de laquelle je me parle de ce qui se trouve me concerner.
– …tortuePlan de travail 1

W A I P I ʻ O    V A L L E Y

Waipiʻo Valley était sans doute le type de paysage que je m’attendais le plus à découvrir à Hawaï.
La route délabrée a commencé au sommet d’une colline de 600 mètres de haut. Le chemin descendait sur une pente inclinée à 25 %, pendant plus d’un kilomètre, sur d’énormes bosses et nids-de-poule.
4×4 obligatoire si tu ne veux pas finir dans le décor. En plus, en descendant, tu verras les autres épuisés de leur remontée à pied et c’est toujours un peu jouissif de croiser leur regard quand tu sais que tu n’auras pas à le faire.


L A    M I N U T E    CU L T U R E

Les Marcheurs de Nuit (Night Marchers/Hukaiʻpo) sont des guerriers fantômes qui apparaitraient entre le coucher et le lever du soleil dans les différentes vallées hawaiiennes.
Ils seraient reconnaissables à leur grande torche surélevée, leurs armes, leurs armures archaïques et au fait qu’ils flottent de quelques centimètres au-dessus du sol (détail qui laisse peu de doute à toute interprétation).
Les habitants pensent que ces âmes agitées cherchent à se réapproprier un territoire légitime, à rejouer une bataille qui a mal tourné ou à venger leur propre mort (ouais donc y a un peu de mauvaise foi là-dedans, parce que je vois mal un soldat allemand revenir sur terre pour régler deux ou trois détails historiques avec lesquels il ne serait pas d’accord).soldatPlan de travail 1
La procession fantomatique ne doit jamais être interrompue. La légende veut que le simple fait de poser les yeux sur les Marcheurs de Nuit pourrait assurer un destin sinistre au malheureux, un ami ou un parent, de sorte que les témoins sont invités à s’accroupir, à « faire le mort » et à détourner les yeux. Bien que leur but ne soit pas de « hanter » les humains, tout son ou mouvement pourrait inviter le regard mortel des Marcheurs de Nuit, que rien ne saurait dévier de leur destination.

Tu parles :

jeepPlan de travail 1
Merci Jamy ! C’était La minute culture. Le reste, c’est par
ici. Revenons-en à mon histoire, plutôt.


Aujourd’hui, cette vallée est peuplée de quelques chevaux sauvages et d’une centaine de locaux qui ne regardent pas les touristes d’un très bon oeil. Terre sacrée pour ces indigènes, la « vallée des rois » était, jadis, un centre religieux et politique important d’où était originaire Kamehamea 1er.

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Waipiʻo Valley
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Waipiʻo Valley / Hiʻilawe Falls
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Waipiʻo Valley
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Waipiʻo Valley
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Waipiʻo Valley

M A U N A    K E A

En partant de Waipiʻo Valley, j’ai traversé à peu près 7 climats différents avant de rejoindre le sommet de Mauna Kea. Les différences thermiques et pluviométriques donnent naissance à des écosystèmes variant à mesure que l’on prend de l’altitude. Ainsi, au niveau le plus bas, les terres servent plutôt à l’agriculture, aux fermes et aux pâturages. En progressant vers les hauteurs, les terres en friches font place à la forêt tropicale. Enfin, à l’approche du sommet, les arbres disparaissent et la roche volcanique devient omniprésente. Le climat, en haut, est de type alpin. Le froid et la neige fréquente en hiver rendent difficile le développement végétal.

J’avais essentiellement loué un 4×4 pour accéder à cette route de l’extrême. Avant le visitor center, déjà situé à plus de 2000 mètres d’altitude, une file d’attente de véhicules d’une bonne demi-heure me précédait. Au bout, un flic m’a posé quelques questions étranges :

– Bonjour, où est-ce que vous allez ?
– Je sais que tous les chemins mènent à Rome, mais tout de même !
– Nous conseillons de rester à cette altitude au moins 20 minutes avant de reprendre la route.
– Ça tombe bien, ça fait déjà une demi-heure que j’attends.
– Votre véhicule est-il équipé de 4 roues motrices ?
– C’est une Jeep. Putain. Une J.E.E.P. Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui louerait une compacte pour faire du hors piste ?

Plus je montais vers le sommet (qui culmine à 4207 mètres) et plus ma tête se compressait sous la différence de pression et le manque d’oxygène. Etonnamment, je n’ai pas ressenti le manque d’air dans mon véhicule mais lorsque j’en sortais, le vent et le froid me coupaient la respiration.
Mon simple short et mon léger bomber ne m’ont pas empêché de sortir de mon 4×4 pour capturer le coucher du soleil sur ces terres enneigées.

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Mauna Kea
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Mauna Kea
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Mauna Kea
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Mauna Kea

ʻ A H U

J’ai passé ma dernière nuit à arpenter les rues d’Honolulu. Cette ville n’avait pas son pareil sur les autres îles. Temple de la consommation et de la démesure, j’y ai essentiellement trouvé des restaurants, des hôtels et des boutiques de luxe. Prendre un verre en face de Waikiki Beach reste tout de même un souvenir mémorable.
Et même si l’on sentait bien plus le cliché hawaiien dans la capitale, l’aspect des autres îles, plus sauvages et rurales, m’avait bien plus subjugué.
Les quelques regrets que j’ai pu avoir lors de ce voyage, comme ne pas avoir vu le sommet d’Haleakala ou les fameux observatoires internationaux de Mauna Kea, font que je retournerais volontiers sur cet archipel pour, à l’instar des Night Marchers, régler deux ou trois détails avec lesquels je n’étais pas d’accord.
Qui sait, ce sera peut-être dans une autre vie.


F O C U S    P H O T O G R A P H Y

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Na Pali Coast

L A    P H O T O G R A P H I E    EN    H É L I C O P T È R E

Précédemment, j’ai écrit un article sur les Whitsundays dans lequel j’expliquai la chance que j’ai eue de découvrir et de photographier la Grande Barrière de corail depuis un avion à hélice. J’y expliquai, notamment, comment prendre des photos dans de telles conditions. Pour la photographie en hélicoptère, c’est pratiquement la même chose. Tu auras même une meilleure visibilité puisque tu seras moins haut et moins rapide qu’en avion ce qui, à une certaine vitesse de déclenchement, devrait te garantir des photos plutôt réussies. En revanche, il va falloir t’habiller en noir de la tête aux pieds. Si tu en as la possibilité, enfile carrément des gants et une capuche. Contrairement à un avion, les vitres des hélicoptères sont courbées, ce qui fait que tu peux diriger l’objectif au niveau de ta poitrine mais avoir quand même les reflets de ton short s’il est trop clair. Colle ton appareil aux vitres, utilise un pare-soleil mou et large en guise de ventouse et n’hésite pas à mettre un filtre anti UV sur ton objectif.
En outre, sache qu’il existe à Hawaï des heures de vol en hélicoptère sans portes. Un bonheur pour chaque photographe, à partir de $400USD pour 45 minutes de vol.
Et puisqu’on parle de photographie aérienne, comment ne pas citer Yann Arthus-Bertrand, célèbre photographe français connu pour avoir capturé des images des coins les plus reculés du globe et à qui nous devons, notamment, le fameux reportage « Home » disponible gratuitement ici.


A D V E R T I S E M E N T

N’hésite pas à suivre ma page Facebook, mon compte Instagram et à t’abonner à mon blog (bouton bleu dans la sidebar) ! Je me débrouille toujours pour que mes articles soient lisibles en 5 minutes. C’est le temps en moyenne qu’un être humain passe à :

  • Sa pause clope
    Si t’en as rien à branler de ce que racontent tes collègues.
  • Attendre son métro
    Franchement, entre ça et le 20 Minutes…
  • Coïter
    Si tu t’ennuies.
  • Aux toilettes
    Le lieu idéal.
  • Lire autre chose que mon blog
    Rigoureusement interdit !

J’avais pour idée de faire un blog voyage classique afin de donner des conseils. Ça m’a vite fait chier. D’une part, parce que j’en ai rien à battre de t’aider et que, d’autre part, il existe déjà une kyrielle de blogs où tu peux trouver toutes les informations dont tu as besoin. Au croisement d’un blog voyage, lifestyle, bd et photographie, aujourd’hui, l’idée est de raconter mes péripéties à travers le regard d’un parisien snob et asocial qui ne sera certainement pas très ouvert à ta culture. Arme-toi de ton second degré, ça va chier.

Une réflexion sur “They speak with knives

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